Philo-zofie
"Les enfants, c'est pour moi comme des lapsus : si on savait pourquoi on en faisait, on en ferait pas. "
Dixit Roland Jaquard.
Ok
c'est dit...
Voilà, dans ce numéro de mon petit chéri Philosophie Magasine, on traite de la grande question : EN AVOIR OU PAS ?
ou plutôt POURQUOI en avoir ou pas... Grande question, et me direz-vous, qu'est-ce que tu t'en poses des questions toi, t'en as fait trois en cinq ans... tu sais pas pourquoi, grande malade !!!
mouais, bon. Certes. Premièrement y de quoi cesser toute réflexion, enfin, y échouer en tout cas. C'est pas que ça se nourrisse de neurones les enfants, mais parfois ça mange grave le cerveau. Oui, tout comme hannibal Lecter, ils s'installent avec leur petite cuillère derrière vous, et ils dégustent votre cerveau avec délectation.
Pourquoi fait-on des enfants ?
pourquoi cette putain d'envie qui vous saisi un matin, là, et que voilà c'est fait hop c'est maintenant... JE VEUX UN ENFANT...
Parce qu'objectivement, lorsque vous êtes entourés de gens munis d'enfants, vous savez. vous savez les nuits, les jours, les pisseries, les tétées, les cacas... les maladies les chouineries les éclaboussures de compote le gras sur les t-shirts, les trous aux chaussettes la boue dans le salon les traces de main sur les murs les coups de crayons les tapes les cris les.........
et non, c'est là. On veut un enfant.
c'est tout.
c'est tout ?
Mais POURQUOI ?
D'aucun d'incriminer notre éducation judéo-chrétienne (il est là le passage qui va plaire a Gladys...) qui nous donne pour DEVOIR de prolonger la vie, de reproduire l'espèce... ("croissez et multipliez") Un sentiment si fort inscrit dans notre culture qu'il s'exerce hors notre raison, qu'il arrive a un moment ou on ne peut pas ne pas y céder. Ce n'est pas vrai pour tout le monde, certes, et d'aucun peuvent se targuer de n'avoir jamais été taraudé par le désir de voir ses gênes habiter un autre corps. Certains ne se reproduisent pas. ils échapperaient donc au dictat de notre culture. apparemment -mais j'avoue n'avoir pas vérifié- la plupart des religions monothéïstes prônent la même chose. Pour les autres alors, c'est quoi qui fait les enfants ? la fatalité ?
Non, le plaisir !
Avoir des enfants accroît le potentiel bonheur. c'est ce que pensent tout un tas de gens... Et c'est à cela qu'ils attribuent le désir de se reproduire. C'est bien connu, les enfants c'est du bonheur : c'est ce qu'on nous raconte depuis deux cent ans : ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants.
Heureux héros.
Personne ne s'est demandé ce que ça donnait, Blanche neige torchant les fesses d'innombrables marmots pendant que le Prince Charmant labourait son champs avec son cheval blanc ?
Je me souviens, il y a de nombreuses année, dans la famille de mon précédent amoureux, avoir soulevé un tollé général parce que j'avais fait un commentaire désagréable : en couverture de télé 7 jours, une Véronique Genest (grande époque de Julie Lescaut") épanouie, avec en sous titre un genre de "le bonheur des biberons" ou je ne sais quoi...
moi je m'exclame "mouais, comme si c'était un bonheur de se lever la nuit !" et là tollé, hué, rrraaahhh la vilaine comment ose-t-elle ? "bien sur que c'est un bonheur !!!"
alors quelques...aïe... années plus tard, trois enfants plus tard aussi : je persiste et je signe. Certes, il y a plein de bonheurs a avoir des enfants auprès de soi, mais à moins d'être complètement masochiste, je vois pas quel plaisir on peut prendre à être réveillé toutes les nuits par les grognements-pleurs-cris de notre -certes- merveilleuse progéniture. Et là je veux bien croire le sondage de mon cher magasine : oui, plein de gens associent enfant et bonheur, de façon tellement indéfectible que l'idée même de remettre en cause cette notion est insupportable.
Alors les enfants pour le bonheur ? sans doute, mais l'explication suffit-elle a l'humanité toute entière ? j'en doute.
la philosophie refuse l'idée que la nature a programmé son propre renouvellement dans nos corps. L'idée de "l'horloge biologique" semble, pour les philosophes, erronée. nous sommes des êtres pensants, avant tout.. La biologie ne peut simplement expliquer que les hommes souhaitentavoir un enfant. Mais en tant qu'être pensant, n'est-il pas carrément INDISPENSABLE que le désir soit là, et non seulement le fait biologique ? si cela était, nous aurions contourné le problème par la régulation des naissance.
Non, le DESIR d'enfant est là, même chez ceux qui ne peuvent pas, qui raisonnablement ne devraient pas avoir ce désir. Les couples homosexuels notamment devraient échapper logiquement au diktat, dans ce cas là... Eh la réalité montre qu'il n'en n'est rien.
la nature programme l'espèce pour se reproduire, elle intime au corps cet ordre caché.
La philosophie refuse que l'être soit soumis seulement à la nature, refusant l'idée que l'animalité de l'humain reste prédominante dans son existence.
Et pourtant, l'humain est une espèce animale, certes intellectuellement très avancée, trop avancée peut être pour avoir la modestie de regarder ce qu'il est en réalité : un animal évolué, certes, mais avant tout un animal...
Accepter cette idée, c'est entériner celle qu'une partie de nos comportements soit simplement dictée par une "programmation" biologique qui nous échappe. Inacceptable pour le penseur distingué et civilisé, de penser que l'évolution, la culture, échouent à libérer l'homme de sa trivialité animale.
et paf.
sale bête !
Dixit Roland Jaquard.
Ok
c'est dit...
Voilà, dans ce numéro de mon petit chéri Philosophie Magasine, on traite de la grande question : EN AVOIR OU PAS ?
ou plutôt POURQUOI en avoir ou pas... Grande question, et me direz-vous, qu'est-ce que tu t'en poses des questions toi, t'en as fait trois en cinq ans... tu sais pas pourquoi, grande malade !!!
mouais, bon. Certes. Premièrement y de quoi cesser toute réflexion, enfin, y échouer en tout cas. C'est pas que ça se nourrisse de neurones les enfants, mais parfois ça mange grave le cerveau. Oui, tout comme hannibal Lecter, ils s'installent avec leur petite cuillère derrière vous, et ils dégustent votre cerveau avec délectation.
Pourquoi fait-on des enfants ?
pourquoi cette putain d'envie qui vous saisi un matin, là, et que voilà c'est fait hop c'est maintenant... JE VEUX UN ENFANT...
Parce qu'objectivement, lorsque vous êtes entourés de gens munis d'enfants, vous savez. vous savez les nuits, les jours, les pisseries, les tétées, les cacas... les maladies les chouineries les éclaboussures de compote le gras sur les t-shirts, les trous aux chaussettes la boue dans le salon les traces de main sur les murs les coups de crayons les tapes les cris les.........
et non, c'est là. On veut un enfant.
c'est tout.
c'est tout ?
Mais POURQUOI ?
D'aucun d'incriminer notre éducation judéo-chrétienne (il est là le passage qui va plaire a Gladys...) qui nous donne pour DEVOIR de prolonger la vie, de reproduire l'espèce... ("croissez et multipliez") Un sentiment si fort inscrit dans notre culture qu'il s'exerce hors notre raison, qu'il arrive a un moment ou on ne peut pas ne pas y céder. Ce n'est pas vrai pour tout le monde, certes, et d'aucun peuvent se targuer de n'avoir jamais été taraudé par le désir de voir ses gênes habiter un autre corps. Certains ne se reproduisent pas. ils échapperaient donc au dictat de notre culture. apparemment -mais j'avoue n'avoir pas vérifié- la plupart des religions monothéïstes prônent la même chose. Pour les autres alors, c'est quoi qui fait les enfants ? la fatalité ?
Non, le plaisir !
Avoir des enfants accroît le potentiel bonheur. c'est ce que pensent tout un tas de gens... Et c'est à cela qu'ils attribuent le désir de se reproduire. C'est bien connu, les enfants c'est du bonheur : c'est ce qu'on nous raconte depuis deux cent ans : ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants.
Heureux héros.
Personne ne s'est demandé ce que ça donnait, Blanche neige torchant les fesses d'innombrables marmots pendant que le Prince Charmant labourait son champs avec son cheval blanc ?
Je me souviens, il y a de nombreuses année, dans la famille de mon précédent amoureux, avoir soulevé un tollé général parce que j'avais fait un commentaire désagréable : en couverture de télé 7 jours, une Véronique Genest (grande époque de Julie Lescaut") épanouie, avec en sous titre un genre de "le bonheur des biberons" ou je ne sais quoi...
moi je m'exclame "mouais, comme si c'était un bonheur de se lever la nuit !" et là tollé, hué, rrraaahhh la vilaine comment ose-t-elle ? "bien sur que c'est un bonheur !!!"
alors quelques...aïe... années plus tard, trois enfants plus tard aussi : je persiste et je signe. Certes, il y a plein de bonheurs a avoir des enfants auprès de soi, mais à moins d'être complètement masochiste, je vois pas quel plaisir on peut prendre à être réveillé toutes les nuits par les grognements-pleurs-cris de notre -certes- merveilleuse progéniture. Et là je veux bien croire le sondage de mon cher magasine : oui, plein de gens associent enfant et bonheur, de façon tellement indéfectible que l'idée même de remettre en cause cette notion est insupportable.
Alors les enfants pour le bonheur ? sans doute, mais l'explication suffit-elle a l'humanité toute entière ? j'en doute.
la philosophie refuse l'idée que la nature a programmé son propre renouvellement dans nos corps. L'idée de "l'horloge biologique" semble, pour les philosophes, erronée. nous sommes des êtres pensants, avant tout.. La biologie ne peut simplement expliquer que les hommes souhaitentavoir un enfant. Mais en tant qu'être pensant, n'est-il pas carrément INDISPENSABLE que le désir soit là, et non seulement le fait biologique ? si cela était, nous aurions contourné le problème par la régulation des naissance.
Non, le DESIR d'enfant est là, même chez ceux qui ne peuvent pas, qui raisonnablement ne devraient pas avoir ce désir. Les couples homosexuels notamment devraient échapper logiquement au diktat, dans ce cas là... Eh la réalité montre qu'il n'en n'est rien.
la nature programme l'espèce pour se reproduire, elle intime au corps cet ordre caché.
La philosophie refuse que l'être soit soumis seulement à la nature, refusant l'idée que l'animalité de l'humain reste prédominante dans son existence.
Et pourtant, l'humain est une espèce animale, certes intellectuellement très avancée, trop avancée peut être pour avoir la modestie de regarder ce qu'il est en réalité : un animal évolué, certes, mais avant tout un animal...
Accepter cette idée, c'est entériner celle qu'une partie de nos comportements soit simplement dictée par une "programmation" biologique qui nous échappe. Inacceptable pour le penseur distingué et civilisé, de penser que l'évolution, la culture, échouent à libérer l'homme de sa trivialité animale.
et paf.
sale bête !
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